On parle de plus en plus de la nécessité de préparer sa retraite et d’assurer une bonne transition vie professionnelle/vie personnelle.


Ouvrages, coaching, formations, le sujet est traité selon plusieurs approches.

 


… à quand une préparation à la parenthèse entre deux postes de travail ?

 

 


 

Il est devenu commun que chacun connaisse une période de chômage  plus ou moins longue, quelques semaines, quelques mois voire même plus. Cette situation n’a rien de honteux et il ne faut pas sombrer dans le piège de la culpabilité et passer sa vie à se flageller pour cet aléa.

Pour autant, il ne faut pas occulter que cette période n’est pas vécu de la même façon par tous et que le moral peut fluctuer. Conserver l’estime de soi, être dans la vie, positiver malgré tout demeure primordial.


Du temps, le chômeur en a revendre : du temps pour chercher un nouvel emploi, du temps à occuper, du temps à ruminer, à déprimer.


STOP !!


Si la période de chômage se caractérise par une vacance marquée, des revenus en baisse, le tout sous l’œil réprobateur des moralisateurs, elle ne doit pas se trouver alourdie par une peine supplémentaire : la dépréciation menant à un état dépressif.

Car qui dit être dépressif dit esprit à réparer et aucun recruteur ne se double d’une âme d’assistante sociale ou d’un psy…


L’objectif de cet article n’est aucunement d’expliquer comment mener sa recherche d’emploi mais d’apporter quelques pistes pour vivre au mieux cette période qui, si elle demeure délicate, peut aussi se muer en une parenthèse précieuse puisque vouée à se terminer et où on peut enfin s’occuper de soi, se poser, continuer à s’inscrire dans la société.

 

 

Un jour, vous passez la porte de votre entreprise pour ne plus y revenir.


Si les premiers temps sont occupés par les joies administratives (Pole Emploi, APEC, jobboards, CV et lettres de motivations), vous vous retrouverez forcément par la suite devant des journées un peu légères en occupation.


Certains se noient alors dans un emploi du temps surchargé et frénétique qui les fait courir tout azimut à la recherche d’un poste au risque de s’épuiser prématurément sans beaucoup d’efficacité. Rien de plus désespérant au regard des résultats obtenus : les entretiens se comptent sur les doigts des mains et on en finit par rester les yeux exorbités rivés sur un téléphone muet…


Tout comme un poste occupe le quotidien, le mieux est de conserver un fonctionnement qui structurera l’emploi du temps.


Se fixer un temps dans la journée où on cherche et où on répond à des annonces en rapport avec sa fonction et ses souhaits, se renseigner sur les entreprises-cibles, faire savoir qu’on est disponible, relancer ses contacts, rester disponible pour des entretiens… un ensemble de basics qui devient vite le lot du chercheur d’emploi mais qui ne doit pas rester sa seule occupation. Certaines communes proposent aussi des « services de recherche d’emploi », outre l’aide que cela peut apporter, cela casse le quotidien et permet de faire des rencontres.


Pour rester dans le domaine professionnel, il ne faut pas hésiter à échanger sur son métier via des sites généralistes (viadeo, linkedin…) ou des forums en rapport avec sa fonction. Ainsi, on reste en contact avec le monde actif, on peut échanger,  nouer de nouveaux contacts, s’enrichir de l’expérience des autres et actualiser son savoir. C’est aussi le moment d’entamer un bilan sur son expérience, ses lacunes éventuelles qui pourraient devenir des freins et qui nécessiteraient un rajeunissement des connaissances ou une formation.


Ce peut être aussi le moment de songer à une reconversion professionnelle, un changement de secteur ou encore une création d’entreprise…

Quel que soit le projet du chercheur d’emploi, effectuer un bilan est un exercice à ne pas négliger.

 

 


Mais nous sommes aussi des êtres sociables et une telle période de fragilité professionnelle ne doit pas négliger l’aspect du contact humain.


Lorsque les entretiens se font désirer et les réponses sont inexistantes ou négatives, il faut savoir s’accorder des plaisirs, libérer son esprit quelques instants de ses tracas pesant.


C’est le moment de voir autrement qu’en coup de vent ses proches un peu délaissés dans le tourbillon quotidien, profiter de sa famille (ah tiens, le petit dernier me dépasse déjà ???), garder le contact avec d’anciens collègues ou amis qui seront ravis de déjeuner avec vous.

 


Et aussi :

-         organiser des sorties qui ne sont pas nécessairement onéreuses (repérer les réductions ou la gratuité dans les cinémas, les musées, les expositions, les salons…),

-         pratiquer un sport pour ne pas s’avachir et rester énergique (pédaler, nager, marcher, courir… après avis médical !),

-         s’investir dans une association qui tient à cœur,

-         lire ou relire ses auteurs préférés, visionner les grands classiques du cinéma  (les médiathèques sont peu chères au regard de l’offre culturelle proposée),

-         se cultiver sur de nouveaux sujets, faire fonctionner son esprit, jardiner, bricoler, reprendre sa vieille guitare ou toute autre passion délaissée faute de temps,

-         c’est aussi une période idéale pour apprendre à faire le vide et profiter du calme, d’un joli ciel à contempler,  jouir de la caresse d’un rayon de soleil, écouter  le  bruissement du vent dans les feuilles.

 

 

En quelque mot : s’aérer le corps et l’esprit pour éviter la tentation de s’abrutir devant un écran se qui aboutit à se sentir de plus en plus vide !


Pour finir, il ne faut pas négliger de s’informer par différents médias pour comprendre la situation sociétale et économique et ainsi, relativiser sa propre position pour combattre les sentiments destructeurs de la fatalité et de la culpabilité.


Et si les sentiments négatifs prennent décidément trop le pas sur le moral, il n’y a aucune honte à en parler à quelqu’un et à se faire aider.

 

 

Retrouvez cet article publié sur le Web-mag de CergyVie!


Retour à l'accueil