Même s’il y a autant de poste de management qu’il existe d’entreprise, nous pouvons mettre en avant quelques missions emblématiques communes à tout manager :

 

-         animer une équipe en motivant ses collaborateurs,

-         développer les résultats  et les compétences de l’entité managée,

-         agir sur la confiance en soi du collaborateur,

-         savoir « faire faire » : déléguer, organiser…

 

 

Outre la maîtrise ses principes de base, le manager doit surtout être crédible dans son rôle.

 

Compétent, bien sûr, mais aussi faire montre d’un comportement exemplaire (actes et discours cohérents), être capable de valoriser et manifester de la reconnaissance envers ses collaborateurs, savoir sanctionner, délivrer les informations utiles pour éviter les « on dit que… » entendus tant en interne qu’en externe.

 

Si l’exercice du management ne s’improvise pas, il y a une situation particulière et délicate que nous pouvons rencontrer dans notre vie professionnelle : devenir le manager de ses collègues.

 

 

Bien sûr, cette situation présente un avantage : nous connaissons déjà le contexte propre à l’entreprise et au service, les collaborateurs, les clients, la hiérarchie etc…

 

Le nouveau manager va être amener à se faire reconnaître en tant que tel par ses anciens collègues, il va devoir mettre en place une relation hiérarchique mais sans occulter son passé : s’il est reconnu pour ses compétences techniques, il doit faire la preuve de ses compétences managériales (cf les missions emblématiques en début de texte).

 

La première erreur fatale serait de changer radicalement le comportement et les idées que nous avions en tant que collègue, une perte de crédibilité s’en suivrait rapidement.

 

La seconde erreur serait de vouloir à tout prix rester dans la position du collègue ce qui empêcherait d’asseoir la nouvelle position hiérarchique… s’en suivrait une perte de crédibilité !

 

La troisième erreur serait de vouloir révolutionner l’équipe sans tenir compte de l’avis des collaborateurs. Blocage garanti.

 

 Pour nous tirer de cette situation inconfortable, nous devons réfléchir à un plan d’action qui va nous positionner en souplesse mais fermement  dans notre nouvelle mission.

 

Voici un exemple de ce qui peut être fait concrètement et ce, le plus rapidement possible après la nomination officielle au poste de manager :

 

-         préparer une réunion avec toute l’équipe managée. Cette réunion devra rester brève mais avoir pour objectif d’exprimer clairement la satisfaction du manager face à sa nouvelle mission et de balayer en quelques phrases le contexte dans lequel se situe l’équipe. Si l’ancien manager que nous remplaçons était sujet à critique, il convient de rester mesuré, personne n’est dupe !

 

-         prendre date pour des entretiens individuels avec chaque collaborateur dans l’idéal lors du premier mois de la prise de fonction. Devoir accepter un nouveau manager, faire le deuil de ce poste qui était peut-être convoité par le collaborateur n’est pas une chose aisée pour tous. Pour éviter tout blocage ultérieur, mieux vaut évoquer les points délicats d’entrée de jeu en assurant le collaborateur que nous comprenons sa position mais qu’il est possible d’établir une relation de travail saine et stimulante qui aboutira à un « gagnant-gagnant ». Ces entretiens auront également pour objectif de maintenir ou de restaurer la motivation de chacun. Pour cela, il nous faut parler avec le collaborateur et l’écouter sur la façon dont il se vit dans l’entreprise, l’équipe, son poste. Ecoutons ses difficultés, ses réussites, ses propositions éventuelles… Intéressons –nous à sa façon de travailler et non pas uniquement au résultat obtenu…

 

 

Fort de ces premiers pas dans notre nouvelle mission, il nous reste encore à définir les objectifs de l’équipe, le plan d’action, les modalités de suivi et de communication de l’avancée et des résultats des actions… etc etc…

 

Mais nous devons conserver à l’esprit que nos anciens collègues et nos supérieurs attendent de nous que nous accomplissions notre mission de management ce qui induit d’exercer une certaine autorité, sans jouer sur l’affectif de la situation antérieure « entre collègues », tout en restant crédible aux yeux de tous (y compris à ses propres yeux).


 

Bon courage et n’hésitez pas à trouver un tuteur dans la personne d’un manager chevronné !

 


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