« Tout conflit est l'expression tragique d'un besoin insatisfait » M. Rosenberg.

 

 

Lorsqu’on parle de « non-violence », une association d’idée se fait quasi instantanément avec le Mahatma Gandhi.

 

La Grande Ame et son apport à la résolution douce des conflits vous semble bien éloignée des possibles en entreprise ?

 

Voici qui pourrait vous amener à vous pencher sur le sujet, le port du sari étant facultatif !

 

 

Par la communication non violente (CNV), on s’attache à la possibilité de mettre en place des relations fondées sur une coopération harmonieuse entre les êtres et à prôner le respect de soi et des autres.

 

Si Gandhi apparait comme l’emblème iconique de la « non-violence », il faut savoir que l’outil de communication verbale, à proprement parlé,   est issu des travaux de Carl Rogers (1902-1987) et d'Abraham Maslow (1908-1970), repris et développé dans les années 1960 par le docteur Marshall Rosenberg.

 

Marchant dans les pas de Rogers, Maslow et Gandhi, le docteur Rosenberg teste sa méthode dans l’accompagnement et l’apaisement des conflits raciaux et socio-économiques qui agitaient l’Amérique de l’époque, avec succès selon la légende...

En effet, la force de la CNV semble être  d’identifier les sentiments en jeu dans un conflit, d’accéder à un niveau de communication plus authentique entre les protagonistes tout en développant une meilleure relation à soi.

 

 

En pratique, la CNV permettrait de transformer les conflits en dialogue entre les protagonistes, ce qui ouvre le débat vers une résolution du problème par le biais de l’écoute. Or, si écouter l’autre et ses besoins représente déjà 50% du travail, il ne faut pas omettre de s’écouter soi et de ne pas étouffer ses propres besoins.

 

La technique de la CNV se base sur l'application de quatre principes :

 

1) Toute situation doit pouvoir être observée sans juger les autres.

 

2) Chacun doit apprendre à exprimer son propre ressenti.

 

3) Chacun doit apprendre à exprimer ses besoins.

 

4) Chacun doit apprendre à formuler ce qu'il attend de l'autre.

 

Débarrassé du jugement de l’autre, l’individu peut alors envisager une collaboration avec cet autre. La CNV               est vantée pour être particulièrement et rapidement efficace pour les personnes qui se laissent trop facilement submerger par leurs émotions ce qui les entraînent sur le chemin peu valorisant voire même destructeur de la colère  ou de la culpabilité.

 

Entreprise, cercle familial ou amical, milieu scolaire… toutes les lieux susceptibles de souffrir d’un manque de communication et de laisser libre cours à l’expression  d’un  rapport de force sont éligibles à l’utilisation de la CNV.

 

 

 

 

Méfiance tout de même…

 

 

De nombreux ouvrages traitent de la CNV et différentes structures s’en réclament.

 

Si le sujet vous intéresse, il convient de rester extrêmement prudent et de vous renseigner sur la structure en question (Miluvides*).

 

En effet, comme d’autres techniques (PNL…), la CNV est souvent dévoyée de son objectif et utilisée à des fins sectaires.

 

La CNV ne doit pas être utilisée comme technique de manipulation et ne doit pas être proposée en guise de thérapie.  Il s’agit d’un outil, de techniques de communication avant tout. Elle ne doit pas vous être présentée comme la panacée absolue à tous les maux de la Terre et des hommes !

 

Elle ne doit pas plus être auréolée d’un message religieux ou de mysticisme.

 

Si tel est le cas : fuyez !

 

Mise à jour du 14 décembre 2015 :

Suite à une réaction de la présidente de l'association française des formateurs certifiés en CNV à cet article, voici deux liens vers des sites de référence :

http://www.cnvc.org/

http://www.cnvformations.fr/

L’association créé un comité d’éthique pour que la formation à la CNV se passe en toute sécurité.

Ainsi, chacun peut se faire une idée en ayant plusieurs sources d’informations.

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