« La rareté ne réside plus dans la recherche d’information mais dans la capacité à la traiter » dixit le chercheur Emmanuel Kessous.


C’est indéniable, l’email permet de gagner beaucoup de temps par rapport à un appel téléphonique, il est souverain pour transmettre de l’information déstructurée.


Revers de la médaille, il peut aboutir à créer et à engraisser l’infobésité, réel danger individuel et collectif.


En effet, selon les chiffres avancés dans la presse, un salarié français ne passe en moyenne que 12 minutes concentré sur son travail sans être interrompu par un mail ou un SMS. 75 % des salariés admettent arrêter une tâche en cours pour prendre connaissance du contenu d’un mail.

De plus, avec la généralisation des smartphones, les frontières entre la vie privée et la vie professionnelle tendent à s’effacer…

 

 

Une piste : la journée no-mail…


Selon Thierry Breton, PDG d’Atos Origin, les emails internes « polluent notre environnement de travail » et « empiètent sur nos vies privées ».


De la volonté de lutter contre l’infobésité et de préserver un lien social et physique dans l’entreprise est née la  « Journée sans mail », journée privilégiant le contact direct.


Les salariés se  prêtant régulièrement à l’exercice en sont enchantés. De leurs aveux, ils confessent avoir retrouvé une certaine sérénité et ont constaté que la communication s’en trouve simplifiée et plus naturelle.


Un nouveau bien-être au travail s’en est trouvé dessiné, mesurable dans les indicateurs de turn-over qui ont accusé une baisse.



Et le bien-être en entreprise, n’est-il pas un des  vecteurs de la performance ?


En effet, il favorise la créativité, la productivité, l’efficacité du travail en équipe, l’engagement des collaborateurs.


Autre effet du bien-être au travail sur la performance : son impact sur le turn-over. Plus ce dernier est élevé et plus une entreprise risque de se retrouver devant un phénomène de pénurie de talents et de difficulté de fidélisation des collaborateurs.


 

Malgré cela, il ne faudrait pas jeter sans discernement les nouveaux outils de communication avec l’eau du bain numérique.


Mails, réseaux sociaux, messagerie instantanée répondent chacun à un usage précis et particulier.


L’infobésité n’est pas une fatalité, c’est le bon usage des outils qu’il reste à conquérir.

 


Probablement une histoire de changement de culture, non ?

 

 

 

 

Comment échapper à l’overdose :


 

-          Demandez-vous ce qui peut bien vous poussez à regardez un écran à tout moment…


-          Forcez-vous à ne pas solliciter les autres par écran interposé. Allez voir un collègue plutôt que lui envoyer un message, redevenez une personne physique dès que possible plutôt que de rester dans le rôle d’un fantôme numérique.


-          Cessez d’avoir les yeux rivés sur vos mails. Bannissez l’alerte sonore de réception de mail. Moins sollicité vous serez moins enclin à vous interrompre dans vos autres tâches.


-          Sachez vivre sans vos écrans, restreignez leur usage, éteignez-les!

 

 

 

 

Tout cela vous semble irréalisable ?


Vous ne feriez pas une petite addiction par hasard ?

 

 

 

(Retrouvez cet article en ligne dans le web-mag Cergyvie...)

 

 

 

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