Un proche malade, âgé, dépendant ou en perte d’autonomie.


Un proche qui nécessite une aide plus ou moins importante pour effectuer les activités et les gestes de la vie quotidienne.


Un proche que vous aidez, bénévolement.


Un proche que vous soutenez, en plus de votre propre vie.


Vous aidez, vous êtes un aidant.


Mais qui vous aide ?

 

 

Se retrouver dans le rôle d’un aidant, ça peut être vous ou encore moi.


Demain, dans quelques mois ou dans quelques années.


Les aidants nous entoure, parfois sans que nous en ayons connaissance et le phénomène va aller en s’amplifiant avec le vieillissement de la population, le coût de la prise en charge dispensés par des structures professionnelles plus ou moins existantes ou bien la demande croissante du maintien à domicile aussi longtemps que faire se peut.


Grâce à l’enquête Handicap-Santé Aidants de 2008, la DREES(Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) a dressé un portrait de l’aidant :


- 8.3 millions de personnes sont considérées comme « aidants » en France.
- L’âge moyen de l’aidant est de 52 ans.
- 47% des aidants ont une vie active en sus de leur soutien à un proche.
- 33% des aidants sont à la retraite.
- 25% des aidants ont déjà été amené à prendre des congés pour assurer leur rôle auprès d’un proche.
- 74% des aidants sont des femmes.
- La moitié des aidants vivent avec le proche aidé.
- 24% des aidants déclarent que leur rôle a eu un effet négatif sur leur propre existence.
- Seuls 2% des aidants ont suivi une formation pour les aider à tenir leur rôle.

 

 

A la lecture de ces chiffres, nous mesurons combien s’occuper d’un proche peut prendre l’allure d’un véritable challenge et combien nous sommes peu préparés à ce rôle.

 

La prise de conscience de la nécessité d’offrir soutien et accompagnement aux aidants commence à apporter quelques solutions pratiques mais le chemin est encore long pour leur totale reconnaissance et pour le soulagement de l’énorme pression qui pèse sur la personne qui aide que ce soit dans sa vie personnelle ou dans sa vie professionnelle où elle peut se retrouver discriminée puisque considérer comme moins disponible….

 

Pour permettre l’accompagnement des derniers instants d’un proche, l’aidant peut bénéficier d’un congé spécifique.

Appelé « congé de solidarité familiale », il permet à toute personne salariée de s’absenter pour assister un proche souffrant d’une pathologie mettant en jeu son pronostic vital.


La procédure pour obtenir l’octroi de ce congé est simple :


- envoyer une demande par lettre recommandée avec accusé de réception à l’employeur au moins 15 jours avant le début du congé. En cas d’urgence absolue (état limite du malade) constatée par un médecin, le congé peut commencer immédiatement.

- joindre à la demande de congé un certificat médical attestant que la personne assistée souffre bien d’une pathologie mettant en jeu son pronostic vital.


Le congé de solidarité familiale est d’une durée maximale de 3 mois. Il est possible de le renouveler une fois.


Il prend automatiquement fin :


- A l’expiration de la période de 3 mois (ou du renouvellement le cas échéant).
- Dans les 3 jours suivant le décès de la personne assistée.
- A une date antérieure en respectant un délai de 3 jours.


Le salarié est assuré de retrouver son emploi ou un emploi équivalent, à son retour.


Ecoute, soutien, prise en compte des besoins, espace de répit et d’échange, des organismes et des associations se penchent sur l’aspect social de l’aide.


Ils seront un soutien et une mine d’information pour les aidants :

 

(Retrouvez cet article sur  ACTU95.NET!)

 


 

Retour à l'accueil