Décryptage pour les profanes … et c’est un service salutaire et gratuit !

 

 

Il ne faut pas se voiler la face malgré tous les beaux discours, le salaire demeure l’un des nerfs  de la guerre les plus importants pour attirer et fidéliser les salariés.

 

 

Pour autant, savez-vous lire votre bulletin de salaire et comprenez-vous à quoi correspondent toutes ces lignes de chiffres ?


Si vous confondez salaire brut et salaire net, je comprends votre malaise et votre éventuelle déconvenue en fin de mois…


Ah, le salaire net, la petite ligne en bas, ce qui atterrit sur votre compte en banque… difficile de ne pas se focaliser uniquement dessus.  

 

What else ?

 


Comprendre votre bulletin de salaire est pourtant intéressant, ne serait-ce que pour vérifier son intégrité car nulle n’est à l’abri d’une erreur !


Je vous invite donc à sortir l’un de vos bulletins et de me suivre dans la visite guidée au pays de la rémunération et des charges sociales…


Tout d’abord, vous devez vérifier la présence des éléments suivants :


-         votre nom et prénom

-         vos coordonnées

-         votre numéro de sécurité sociale

-         les coordonnées de votre employeur

-         l’emploi que vous occupez, votre statut

-         des chiffres correspondant au numéro d’enregistrement  de l’employeur tel  le SIRET , l’URSSAF, NAF, APE … sans oublier l’organisme de collecte

-         la convention collective nationale qui s’applique dans votre secteur d’activité

-         la mention vous invitant à conserver ce bulletin sans limitation de durée. Toujours intéressant pour faire valoir ses droits…


 

Un bulletin de salaire correspond à une période donnée de travail, les dates précises sont mentionnées par exemple du 1er janvier 2013 au 31 janvier 2013.

 

 

Votre salaire brut…


C’est le premier chiffre donné. Il correspond à un volume d’heures travaillées qu’elles soient normales (définies à votre contrat) ou soumises à majorations (heures supplémentaires au-delà d’un temps plein, heures complémentaires dans le cas d’un temps partiel).


Le cas échéant figurent les congés payés que vous avez pris dans le mois, des primes perçues, un 13ème mois, des avantages en nature…


L’ensemble de ces données chiffrées composent le salaire brut, celui qui sert de base pour calculer toutes les cotisations.

 

 

Vos cotisations retenues VS les cotisations de l’employeur…


Ensuite, votre bulletin est séparé en deux colonnes.


Les retenues/cotisations salariales sont celles que vous payez, les retenues/cotisations patronales sont celles dont le paiement échoit à votre employeur.


En premier lieu vous trouver la CSG (Contribution Sociale Généralisée) à un taux de  7,50 % et la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale) à taux de 0,50 %. Elles sont calculées sur la valeur de 98,25 % de votre salaire brut.


Ensuite, vous trouvez des cotisations concernant la maladie, la vieillesse plafonnée/déplafonnée, la maternité, la retraite etc… ce sont les cotisations de Sécurité Sociale. L’employeur est également assujettit à ces cotisations mais aussi à des cotisations supplémentaires comme  celles des  allocations familiales, accidents du travail, transport, prévoyance...


Ne soyez pas étonnez par certains chiffres semblant sortir d’un chapeau de magicien : certaines cotisations sont calculées dans la limite du plafond de la Sécurité Sociale redéfini tous les ans.


 

Vous cotisez ainsi que votre employeur à l’assurance chômage, c'est-à-dire à Pole Emploi.


Puis, vous trouvez mention des cotisations de retraite complémentaire. Selon votre statut (cadre ou non) elles sont différentes et également soumises à des tranches de salaires (TA, TB…) : Agirc,  Arrco , AGFF, APEC (pour les cadres).

 

 


Des éléments non soumis à cotisation ni impôt ?

Ça existe et je le prouve !


Regardez après les colonnes des retenues…. Vous y trouvez des  éléments non soumis à cotisation : tickets restaurants, indemnités de transport, chèques vacance,  prime exceptionnelle d’intéressement.


 

 

Le salaire net dans le bulletin


Enfin, nous arrivons au Saint Graal : le salaire net à payer. C’est tout pour vous, si, si !

Ne confondez pas pour autant le net à payer et le net imposable.


Ce dernier est la somme qui sert de base pour le calcul de vos impôts sur le revenu.

Le salaire net est au moins inférieur de 2,90% par rapport au net imposable ce qui s’explique par le décompte de la CSG et de la CRDS (calculées sur la valeur de 98,25 % de votre salaire brut)…

  

 

 

 

Selon la conformation de votre bulletin, vous trouvez en bas ou en haut de page le solde des jours de congés sous forme d’un compteur.

Il indique le nombre de jours pris et le nombre de jours restant à prendre, avant la limite du 31 mai. Après, c’est perdu sauf rares exceptions…

Idem pour les RTT si vous y êtes soumis, vous trouverez mention des jours pris…

 

 

 Si vous désirez connaître le coût réel de votre rémunération pour l’employeur qui vous embauche, additionnez votre salaire brut au montant des cotisations patronales…toujours utile en cas de négociation d’une augmentation.

 


 

 

J’espère que ces explications ont permis de clarifier la lecture de votre bulletin.


N’hésitez pas à me contacter si vous avec besoin d’autres renseignements…


 

(retrouvez cet article en ligne sur CERGYVIE!)

 


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