Introduit par la réforme des retraites, ce dispositif a subi des modifications au 1er janvier 2015 le rendant plus souple à utiliser et plus accessible.

Concrètement, c’est un dispositif qui permet à un salarié de travailler à temps partiel tout en touchant une partie de sa retraite.


Les conditions.

Depuis le 1er janvier 2015, l’âge minimum pour en bénéficier est de 60 ans (contre 62 ans auparavant).

Le salarié doit réunir au moins 150 trimestres tous régimes de base confondus.

Le salarié peut passer d’un temps complet à un temps partiel au moment de sa demande de retraite progressive, il n’est pas nécessaire qu’il passe d’un temps complet à un temps partiel avant.

Il peut cotiser à l’assurance vieillesse comme s’il travaillait à temps plein (obligation est faite à l’employeur de l’en informer).


L’application quotidienne.

La part de retraite versée au salarié est proportionnelle au temps de travail.

Par exemple, un salarié qui continue à travailler 80% de son temps aura une part de retraite de 20%. S’il travaille à 70%, il bénéficie d’une part de retraite à 30% etc.

Il n’est pas possible de descendre en dessous de 40% du temps de travail ou de monter à plus de 80%.


Attention !

La retraite progressive dure le temps que le salarié poursuit son activité à temps partiel.

Lorsqu’il cesse son activité, il accède à une retraite complète.

La retraite progressive est suspendue s’il reprend une activité à temps complet ou s’il exerce une autre activité à temps partiel en plus de celle qui lui permet d’avoir droit à la retraite progressive.

L’employeur n’a pas obligation d’accepter la demande de retraite progressive du salarié et, a contrario, il ne peut pas lui imposer. Il s’agit bien d’un accord entre les deux parties.


Enfin, le salarié intéressé doit remplir un dossier de demande de retraite progressive (formulaire réglementaire) et fournir des documents listés par la CNAV.

On ne peut que lui conseiller de se tourner vers la CNAV avant toute décision.

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